DAPH NOBODY à la 13ème Foire du Livre du Breuil – 14 octobre 2012 – conférence de Daph Nobody

Autre journée de dédicaces, avec à 16h un débat sur le « fantastique » auquel j’ai eu la chance de participer, animé par Franck Boulègue, Directeur de la Bibliothèque du Breuil.

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13ème FOIRE DU LIVRE à LE BREUIL

DAPH NOBODY – CONFÉRENCE numéro 3

dimanche 14 octobre 2012 –

DÉBAT n°4 (sous chapiteau), de 16h à 17h :

« LE FANTASTIQUE », avec DAPH NOBODY

Débat animé par FRANCK BOULÈGUE

(Directeur de la Bibliothèque du Breuil)

extraits du débat

Franck Boulègue : Quels sont les auteurs qui vous ont marqué ? Dans quelle lignée, quelle tradition vous inscrivez-vous ?

Daph Nobody : Tout d’abord, Stephen King. En dehors de quelques-unes de ses œuvres qui relèvent du fantastique pur, ses romans utilisent comme prétexte la donnée fantastique pour dresser un portrait de la société américaine, et c’est, je trouve, en cela qu’il est supérieur à bien d’autres écrivains du même domaine, qui se contentent du fantastique, sans prendre la peine de l’ancrer dans la réalité contemporaine, et qui se laissent parfois aller à de la complaisance. J’ai aussi beaucoup lu Koontz, mais à une certaine période il avait trop tendance à raconter des histoires de petites créatures venues des enfers, ça a fini par me laisser sur ma faim… Je ne me sens concerné que si l’être humain reste au centre de l’histoire. Ce qui m’intéresse, c’est l’être humain et la société, pas les petites créatures venues d’ailleurs et qui ont un appétit d’ogre. Une fois ou deux c’est amusant, mais au bout d’un moment ça lasse parce que ça n’apporte rien sur le plan psychologique ou sociétal. Chez King, il y a toujours une analyse de la société et de la psychologue humaine. Il dit d’ailleurs lui-même ne pas se considérer comme un auteur d’épouvante, et en ce sens il a raison, c’est davantage un sociologue. Je m’inscris moi-même dans cette lignée de sociologie. J’étudie la société, ce qui foire dans ses mécanisme, et je transpose cela dans des sociétés futures qui restent cependant très proches de la nôtre… Sinon, pour revenir à votre question, j’ai beaucoup lu et aimé Peter Straub, Clive Barker, Franz Kafka… Mais aussi Lovecraft, Poe, Shelley, Stoker, Wells. (…) Cela reste toutefois, en francophonie, une littérature difficile à imposer. La plupart des livres qui paraissent dans ce domaine émanent des pays anglo-saxons. Il n’y a pas de tradition fantastique en France. En Belgique, il y en a eu une, avec Jean Ray, Thomas Owen… mais elle s’est éteinte… En vérité, non, elle ne s’est pas éteinte. Je connais quelques artistes autour de moi, qui œuvrent dans ce domaine. Mais ils n’ont pas la chance d’être publiés, financés, et ils travaillent dès lors dans l’ombre, sans aucune visibilité, ce qui est bien triste. Au niveau des instances culturelles, qui possèdent tous les deniers publics de la culture, on considère que cette littérature est de la sous-littérature, et donc on ne la promeut pas, pire on la censure gentiment. Alors que le fantastique est un genre très populaire dans certains pays, et ce n’est pas une question de niveau intellectuel. Écrire du fantastique ne signifie pas, comme je l’ai expliqué il y a un instant, écrire des choses improbables et absurdes, mais bien décrire le monde d’une autre manière, plus métaphorique.

Franck Boulègue : Comment vous définissez-vous en tant que Belge dans la littérature fantastique d’aujourd’hui ? Y a-t-il une identité spécifique belge ?

Daph Nobody : En Belgique, nous avons plusieurs communautés. La Flandre est celle dont la culture est la plus forte, elle compte dans ses rangs des poètes et écrivains de renommée mondiale, ce qui n’est pas spécialement le cas des autres communautés, excepté peut-être pour l’écrivain Georges Simenon qu’à son époque André Gide considérait comme « le plus vraiment romancier que nous ayons dans la littérature d’aujourd’hui ». Il y a la Wallonie, avec son propre dialecte ancestral, et aussi une communauté germanophone, plus petite et dont on n’entend jamais parler. Et puis, il y a Bruxelles, qui est un cas à part, une culture à elle toute seule. Quand on naît à Bruxelles, on naît sans véritable assise culturelle. On est un mélange de tout. À l’école, en territoire francophone belge – Bruxelles et la Wallonie confondus –, on nous enseigne les écrivains de France, et le cours consacré aux auteurs flamands – entendez par là belges – est un cours à option, c’est pour dire. On se sent à la fois libre et très seul au moment de se lancer dans l’art. Alors, on doit construire à partir de rien. On est comme des pionniers. Et comme tous les premiers représentants d’une discipline, on est amenés à tout inventer, ce qui explique que les œuvres issues de la francophonie belge sont toujours décalées, novatrices, impossibles à comparer avec quoi que ce soit qui ait précédé ou qui soit concomitant. Quand C’est arrivé près de chez vous est sorti dans les salles, on s’est tous dit : voilà l’image la plus éloquente de la culture belge francophone, même si c’était une image extrême. Partir de rien, c’est parfois dur, mais c’est aussi exaltant. On doit tout imaginer, avec une cascade de références venues de toutes les cultures possibles et imaginables. Ce grand mélange produit un cocktail très particulier. Je pense notamment à Thierry Zeno, Fabrice du Welz…

Franck Boulègue : Comment définiriez-vous le fantastique, le conte, le merveilleux… ?

Daph Nobody : En fait, c’est comme de regarder un paysage à travers des lunettes aux lentilles colorées. Si je me mets à contempler par la fenêtre le paysage à travers des lunettes rouges, je ne verrai plus le paysage tel qu’il est. Pourtant, le paysage n’aura pas changé, c’est seulement moi qui le verrai autrement parce que je porte des lunettes rouges. Le fantastique, c’est ça, c’est regarder le paysage avec des lunettes rouges. C’est regarder la réalité à travers un filtre… qui rend les choses plus magiques ou plus folles qu’elles ne le sont en réalité. Mais à mon sens, on ne regarde et on ne voit rien d’autre ou de plus que la réalité. Seulement, elle nous apparaît alors déformée, ou altérée. Le conte, c’est une façon imaginaire de développer des problèmes sociétaux mais de manière imagée, métaphorique, et ce avec une forte leçon de morale ou de vie à la clef. Là aussi, ça reste un regard sur la réalité. Toutes les déclinaisons du fantastique le sont.

Franck Boulègue : Comment décririez-vous vos romans ?

Daph Nobody : Comme des œuvres d’anticipation. C’est dans cette optique-là que je travaille. Ce que j’écris n’est pas improbable, et ça pourrait se produire dans un avenir bien plus proche qu’on ne le pense. Comme beaucoup de choses que Jules Verne avait écrites ont fini par se réaliser. Dans Blood Bar, je décris une société qui tourne autour du commerce du sang, qui peut être comparé au commerce d’alcool du temps de la prohibition aux États-Unis. C’est le même principe : abus, violence, corruption, crimes, complots, mafia, terreur… Ce commerce de sang s’installe lors d’une grande sécheresse qui s’abat sur les États-Unis. Le seul liquide encore disponible est le sang. Tant que le dernier humain n’aura pas disparu de la surface terrestre, il y aura du sang disponible. Ce sang n’est ni filtré ni recyclé, mais bu tel quel, et n’est pas conservé à l’aide d’anticoagulant, ce qui est improbable : ça c’est l’aspect fantastique du livre. Mais le reste est tout à fait concevable, et ne fait que souligner une fois de plus que l’homme est le plus grand prédateur de l’homme… Je n’aime pas les romans qui mettent en scène des créatures loufoques, des choses qui sont de l’ordre de l’imagination pure, sans lien avec notre existence humaine. Quand l’humain perd sa première place dans une histoire, je perds mes repères. Comme dans l’art je suis attiré par le figuratif, l’abstrait me laissant complètement indifférent. J’aime les récits imaginaires mais « concevables dans un avenir scientifiquement plus évolué que le nôtre ».

Franck Boulègue : Dans votre roman Blood Bar, d’ailleurs, la science joue un rôle important. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Daph Nobody : Œuvrant dans l’anticipation, je m’intéresse énormément aux avancées scientifiques dans certains domaines, notamment dans la génétique. Dans Blood Bar, j’ai imaginé une petite fille qui avait été conçue génétiquement par le gouvernement pour ne pouvoir se nourrir que de sang. Cela paraît un peu fou de prime abord. Mais quand on lit les théorie transhumanistes, on se rend compte qu’un jour on arrivera à cela, au façonnement d’un être selon des critères bien plus nombreux que ceux que l’on peut imaginer à l’heure actuelle. Il ne s’agira plus seulement, lors de la conception d’un enfant, de choisir sa couleur de cheveux ou d’yeux. Mais on pourra décider de faire naître un individu avec un deuxième cœur, un troisième œil, ou encore quatre jambes, voire avec l’ADN de John Lennon. On clonera les stars pour qu’elles ne meurent jamais. Il n’y aura plus aucune limite. Pour l’instant, c’est de la science-fiction, mais un jour ce sera une donnée du quotidien. Il fut un temps où, de manière austère, on considérait l’aryen comme l’avenir de l’humanité. Mais en réalité, l’avenir sera une population où la différence sera célébrée comme une divinité. Autant aujourd’hui on traverse une des pires ères de l’humanité, une ère de conformisme, autant il arrivera un moment où la tendance va complètement s’inverser, et où l’objectif de tout un chacun sera de se différencier à tout prix de l’autre, quitte à aller dans les extrêmes physiques. Et comme je le disais, ça ne se limitera pas à des piercings ou des tatouages. Regardez en ce moment cette nouvelle mode qui se répand au Japon, celle du « bagel » sur le front, des « hommes-beignets » comme on les appelle. On en rit en les voyant, mais ce sont là les prémisses du transhumanisme pur. Si ces mutations sont pour l’instant temporaires et se font par injections salines, un jour il ne sera plus question d’eau salée, et ces modifications du profil humain seront permanentes.

(…) La science est présente dans mes livres, mais je n’insiste pas sur cet aspect-là des choses. Dans Blood Bar, la partie scientifique à proprement parler est le moment de la naissance de l’enfant. Après, on s’intéresse surtout à l’être humain… aux êtres humains, qui entourent cette enfant. On s’intéresse à la société dans laquelle l’enfant est implantée. Je ne suis pas scientifique de formation, donc je ne m’aventure pas trop dans un domaine que je ne maîtrise pas. Mais je me sers nécessairement de ce domaine, auquel les genres du fantastique et de la S-F sont intimement liés. Je parle de mutations génétiques, naturelles ou induites. La génétique, comme je l’évoquais en parlant du transhumanisme il y a un instant, est sans doute le point de la science qui me passionne le plus, et qui prendra le plus d’importance dans les années à venir…

Franck Boulègue : La littérature fantastique, comme la science, installe son propre langage, créant notamment des néologismes. Faites-vous usage de néologismes dans vos livres ?

Daph Nobody : J’utilise assez peu de néologismes. Parfois, la situation le requiert, mais il faut que ce soit justifié. Je tiens à rester à l’échelle humaine, à rester compréhensible pour tout lecteur, quels que soient son cursus et sa culture. J’aime jouer avec le langage, mais pas gratuitement. Il y a assez de vocabulaire pour décrire les choses. Je crois que les néologismes, au-delà du sens que véhiculent ces mots que l’on invente, servent davantage à créer une atmosphère, un univers différent du nôtre. On utilisera plus facilement des néologismes pour décrire un monde du futur, le langage étant un élément de société qui évolue en permanence et à une rapidité remarquable. Mais encore une fois, je ne ressens pas le besoin d’aller aussi loin dans l’imaginaire. Je suis avant tout un sociologue. J’étudie la société, l’éthique humaine, l’Histoire des mouvances et des passions. D’ailleurs, au fil de mes écrits, je me rapproche de plus en plus de la réalité. Il n’est pas impossible qu’un jour je quitte le fantastique pour une littérature plus proche du « témoignage ». Ceci dit, je reviendrai toujours ponctuellement au fantastique pour un aspect que je ne trouverai pas forcément ailleurs : le divertissement, la magie, la fascination. J’écris pour ça aussi. Pour ressentir et faire ressentir des choses qui me permettent de m’éloigner quelque peu de la réalité terre-à-terre.

Franck Boulègue : Vous disiez il y a un instant qu’un auteur bruxellois est un mélange de beaucoup de cultures… Quelles sont les cultures qui vous ont influencé ?

Daph Nobody : Je pense avoir quatre influences majeures. Je suis très influencé par le côté baroque et coloré du cinéma fantastique italien, notamment par les films de Dario Argento, dont j’aime les couleurs vives, rouge vif, bleu vif… d’une œuvre comme Suspiria. Dans mes romans, je travaille beaucoup les couleurs, du ciel, des décors… De la France, je conserve l’aspect poétique d’un Jean Cocteau ; les images des Enfants Terribles m’avaient fait rêver quand j’étais adolescent. J’essaye de retrouver cette poésie dans le langage et dans le façonnement de mes personnages… Des États-Unis, je suis influencé par le caractère sombre, violent – d’une violence esthétisée et métaphorique – d’un David Lynch. J’aime beaucoup aussi le silence chez David Lynch. Je me rends compte que plus j’avance dans l’écriture, moins il y a de dialogues dans mes romans. Le silence, c’est la psychologie humaine qui parle. J’aime chez Lynch, et chez d’autres cinéastes, ces moments où les personnages ne parlent plus, sont confrontés à leurs propres démons dans un silence pesant, dans une oppression psychologique paroxystique ; je pense, par exemple, à la scène d’ouverture de Lost Highway, où Bill Pullman fume une cigarette : sans qu’un seul mot soit prononcé, on sent un réel malaise, quelque chose ne tourne pas rond, alors qu’au premier degré il ne se passe rien… Enfin, du cinéma asiatique, j’ai conservé le côté contemplatif. Dans mes histoires, par moments, j’aime que tout s’arrête, et que le lecteur ou les personnages s’attardent sur la beauté d’un paysage, sur un coucher de soleil, sur la magie de la nature. Dans Blood Bar, la scène sur le bateau avec Sono Bargain et Kude Crawling est directement inspirée de films comme Be with me de Eric Khoo ou encore L’ile Nue de Kaneto Shindõ.

Franck Boulègue : Pourquoi avoir choisi les États-Unis comme décor pour vos romans ?

Daph Nobody : Parce qu’à mes yeux c’est le pays des extrêmes. Les États-Unis d’Amérique, ce sont les déserts, les gratte-ciel, les tornades, Las Vegas, Sun City, les hommes-taupes de New-York… Chaque fois qu’il se passe quelque chose là-bas, ça prend une ampleur planétaire. Tout y semble plus grand, plus fou. On y cherche à dépasser toutes les limites, jusqu’aux plus inhumaines. On exploite tout jusqu’à épuisement. Et en même temps, les films et spectacles qui viennent de là-bas sont les plus phénoménaux. C’est l’extrême dans le pire comme dans le meilleur. J’ai besoin de ce côté extrême quand j’écris du fantastique. Je me vois mal situer une histoire en Belgique, qui est un pays, somme toute, assez calme, assez posé, qui ne cherche pas le sensationnel, qui se contente de son petit confort bourgeois. Mes sujets de romans étant extrêmes, ces histoires ne pouvaient se situer qu’aux USA. Mais aujourd’hui, il y a d’autres lieux extrêmes sur terre. Un jour peut-être écrirai-je des romans qui se passent au Japon ou à Dubaï…

(…) En outre, pour moi écrire reste avant tout une évasion. Je ne me verrais pas décrire ce que je vois en ouvrant ma fenêtre. Je ne veux pas m’enliser dans des récits à la première personne, ou dans des œuvres tristes et grises. En Belgique, le ciel est gris et bas, la géographie est plate. Ça ne s’accorde pas avec mes besoins : j’aime le soleil, les montagnes et les canyons.

Franck Boulègue : Ne pensez-vous pas que vous avez une vision quelque peu mythique des États-Unis ?

Daph Nobody : Vous avez sûrement raison, et ce du simple fait que je n’ai jamais mis les pieds sur le sol américain. Mais depuis très longtemps je m’intéresse énormément à cette culture, à cette société. Je regarde beaucoup de documentaires, lis beaucoup de témoignages, consulte des ouvrages historiques chaque fois que je développe un roman, pour ne pas raconter d’absurdités. Je consulte aussi Google Earth, ça me permet de mieux géographiser les lieux. Mais au-delà de toutes ces recherches, ma vision des USA doit malgré tout avoir un aspect fictif, car je n’y ai jamais vécu, donc toute ma connaissance de ce pays ne me vient que de ce qui m’a été rapporté, directement ou indirectement. C’est peut-être ça l’intérêt de la chose, finalement, à savoir : comment un Européen qui n’a jamais mis les pieds aux USA voit dans son imaginaire cette nation. Peut-être que le jour où j’y mettrai les pieds, toute ma vision s’effondrera, peut-être mes attentes seront-elles déçues, et peut-être me mettrai-je à écrire des histoires qui se passent ailleurs… Ou pas. Peut-être aurai-je confirmation de tout ce que je pensais.

Mohamed Larbi Haouat (représentant d’ONG à l’Unesco) : Mais quelle est la place de la francophonie dans tout ça ?

Daph Nobody : C’est très simple. J’écris principalement en français. Je me revendique comme un auteur de langue française. C’est en ça que se situe la francophonie dans mon travail. Je travaille la langue française, je pense en langue française, je mets à l’honneur la langue française, et donc, même si c’est au travers de récits implantés aux États-Unis ou sur la planète Mars, ça reste de la langue française. Je suis très fier d’œuvrer en français, c’est une belle langue, pleine de possibilités, de nuances, d’Histoire et d’avenir. J’écris aussi en anglais, mais la langue française fera toujours partie de ma vie, même si un jour, pour une raison que j’ignore, je décidais de m’exiler…

Franck Boulègue : Vous travaillez sur un roman en ce moment ?

Daph Nobody : Oui, c’est un roman plus léger que les deux précédents. J’avais envie de changer un peu. Il s’agit d’un polar qui s’entrelace avec une histoire de fantômes. C’est un roman que j’ai écrit en 1998, mais que j’avais laissé dans un tiroir. Il était très long, faisait 1500 pages. Là, en le relisant avec le recul, j’y coupe de nombreux passages. Il fera sans doute au final un tiers de son volume initial. Je l’ai écrit à une époque où j’avais vu Twin Peaks et j’avais envie d’écrire mon Twin Peaks à moi. Une histoire avec de nombreux personnages. Tous les habitants d’une petite ville à l’américaine sont impliqués dans l’intrigue. Un tueur en série s’installe parmi eux, et au fil des semaines la paranoïa s’instille parmi les habitants, du coup les rapports entre les gens changent, et l’étau se resserre de plus en plus, jusqu’à l’issue fatale. C’est un roman très amusant à écrire, plein de rebondissements. Et très humain. Beaucoup moins trash que les précédents, plus divertissant et plus dans l’émotion, la compassion, l’affection. Je mène la vie dure à mes personnages, mais dans la mesure du possible je leur rends justice et je leur sauve la vie. J’en ai encore pour quelques mois de travail. Il devrait paraître fin 2013 ou en 2014.

Le Breuil, 14 octobre 2012

Merci à Claude Thomas pour l’accueil enthousiaste, au personnel chaleureux de l’hôtel du Moulin Rouge, à toutes les accompagnatrices, aux enseignantes du Lycée Léon Blum (Mme Merlin, Florence Perceval et Catherine Bollery) pour leur accueil chaleureux, à Marc Bailly pour avoir proposé cette 13ème foire du Livre. N’hésitez pas à aller visiter Le Creusot et Le Breuil en Bourgogne, des endroits où vous vous sentirez très vite en famille. RENDEZ-VOUS DANS DEUX ANS POUR LA 14ème FOIRE DU LIVRE du BREUIL !!!

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~ by daphnobody on October 20, 2012.

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