BLOOD BAR de DAPH NOBODY : ARTICLE TELERAMA n°3126 – 12 décembre

Ces buveurs de sang-là n’ont pas grand-chose à voir avec les vampires à la mode. L’hémoglobine, chez Daph Nobody, a le goût ra­boteux des al­cools de contrebande. Elle gicle sur les murs et se répand en flaques, elle pleut sur le monde abandonné des dieux. Et quand elle remplit les verres, c’est l’humanité qui trinque. A la fin du XXIe siècle, la catastrophe climatique a ainsi dévasté la planète et cramé le coeur de ses habitants. On crève de soif sur tous les plans, physique autant que moral. Solitude, désespéran­ce, violence exacerbée. Le sang pallie peu à peu le manque d’eau et les « blood bars » agglutinent une faune blafarde digne d’un western de fin du monde… Daph Nobody, qui a lu Stephen King et vu les films de David Lynch, peint avec force cet univers de désolation, mêle avec brio SF, polar et fantastique, glissant avec subtilité du réalisme aux marges de l’imaginaire. Car c’est du monde contemporain que ce licencié en lettres et philosophie nous entretient, c’est lui qu’il vise et pulvérise, et la violence qu’il peint au couteau n’est jamais gratuite. De son vrai nom Daphnis Boelens, ce jeune Belge, scénariste et auteur de deux recueils de nouvelles fantastiques, réussit un premier roman au goût particulièrement corsé. Plutôt destiné aux lycéens et jeunes adultes qu’aux années collège. Michel Abescat Telerama n° 3126 – 12 décembre 2009

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~ by daphnobody on December 24, 2009.

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